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J'ai décidé de commencer cet édito comme une lettre que j'adresse à chacun d'entre vous.
Je prends de plus en plus de plaisir à vous écrire car j'ai tellement de choses à vous dire... Si cela continue, je serai obligé d'éditer « Le bulletin du maire » ; en effet, j'aime vous faire partager mes idées, mes réflexions, écrire noir sur blanc ce que certains pensent tout bas, pouvoir ensuite échanger avec vous. L'actualité nationale et internationale est tellement riche ces derniers mois que j'éprouve le besoin de vous écrire longuement. Sans parler de la vie de notre commune qui me préoccupe sans arrêt.
L'actualité de ces derniers mois fait ressentir de manière particulièrement forte notre vulnérabilité et notre fragilité face à la nature et devant tous les événements historiques, souvent imprévisibles tant du point de vue de leur origine que de l'avenir vers lequel ils conduisent. Qu'il s'agisse, comme dans les pays arabes, de soulèvements populaires renversant des régimes de terreur ou de la mort de Ben Laden, ou dans le cas du japon, de catastrophes naturelles et de leur impact dramatique sur la deuxième puissance économique mondiale, la surprise est totale et les conséquences incertaines... Le choc consécutif à ces bouleversements soudains porte bien au-delà du cercle des acteurs des événements, à travers les images que nous renvoient les médias, mais aussi par l'enchaînement de leurs conséquences dans un monde désormais globalisé. Face à cette actualité on ne peut plus délicate, nous ne devons pas baisser les bras, mais continuer à avancer. Même si devant ces bouleversements, on peut se demander s'il est encore utile de chercher à maîtriser la nature, ou s'il est possible de diriger l'Histoire dans la bonne direction ? Faut-il se battre pour l'homme ? Les progrès de la technique et de la science nous donnent une capacité réelle à utiliser les forces de la nature en vue de la croissance de l'homme. De même, des hommes et des femmes, emportés dans des situations historiques qui semblaient incontrôlables, ont montré une capacité à les habiter et à les transformer pour leur faire porter un fruit positif pour l'avenir de l'humanité. Anonymes ou connus, ils ont été le signe que c'est possible, même si, souvent, ils ont dû en payer le prix. Nelson Mandela en est, avec d'autres, un exemple : il a été acteur de la victoire de l'humain dans une situation historique d'inhumanité institutionnalisée. Donc, « GARDONS LE TÊTE HAUTE ET CONTINUONS D'AVANCER EN RESTANT CONFIANTS ET POSITIFS ». Comme l'écrivait mon copain Yves Duteil pendant les vacances de Pâques, « ceux qui ne voient la vie qu'en noir ou blanc vont dans le mur. Plus le temps passe, plus le monde devient complexe. Notre horizon s'agrandit, notre vision de l'univers se complète. Schématiser confine à l'erreur. Délicate, subtile, la réalité s'impose dans le détail. »
Au sein de notre commune, je ne peux que constater avec tristesse les traces d'incivilité de plus en plus visibles :
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le panneau photovoltaïque qui alimente le panneau indicateur de vitesse à l'entrée du bourg a été volé ;
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certaines tables en bois qui ont été installées l'an dernier par nos agents du technique ont été vandalisées, notamment au Coudray ;
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le lavoir de Mareuil sert de « pataugeoire » ou de « piscine » à certains enfants qui l'ont même dégradé (des planches ont été arrachées) ;
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une partie des plantations des haies communales – partie plantée par les enfants de l'école à la Crénessière – a brûlé le 28 avril. La gendarmerie mène une enquête ;
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les soirées « barbecues » sont « régulières », à la mare aux canes : les gendarmes patrouillent malheureusement car le feu pourrait se propager aux arbres et aux cultures ;
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des fleurs ont été volées sur la place de l'église (cependant, la personne qui a commis le délit a été vue) ;
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sans parler des motards qui jouent sur le terrain de bicross, des voisins qui insultent les autres, des vols dans le cimetière... et la délation.
Je suis surpris de certaines personnes qui « balancent », comme le diraient les ados, sans vergogne.
Au fil des mois, je me suis rendu compte qu'un maire doit avoir les oreilles d'un éléphant et être muet comme une carpe. Je vous laisse imaginer à quoi ressemblerait la bête... Quand on est élu, on apprend beaucoup sur la nature humaine... C'est décapant d'une part, et il faut avoir une sacrée dose d'humilité pour tout entendre et tout accepter d'autre part.
Concernant notre budget, je ne reviendrai pas sur les choix du Conseil ; tout vous est expliqué sur ce bulletin. N'hésitez pas à venir me rencontrer si vous avez des questions. Notre prochaine réunion publique est programmée le vendredi 07 octobre, à 20H30, en la salle polyvalente.
Notre révision du P.L.U. avance ; une réunion publique devrait être organisée dans les semaines qui viennent avec le cabinet Parcours. Si tout se déroule comme prévu, il se pourrait bien que la révision du P.L.U. soit terminée et validée par les services de l'Etat au cours du premier semestre 2012. Mais nous ne sommes pas à l'abri d'un imprévu quel qu'il soit...
Un comité de pilotage va être mis en place après l'été afin de rencontrer les habitants de la Rousselière, puis ceux du Coudray à propos des noms de rues à donner dans les villages. Vous serez reçus en mairie dès cet automne. Je sais que cela vous tient à coeur, et c'est normal. Nos rues doivent avoir leur propre identité pour permettre, ainsi, aux différents services ( Poste, S.D.I.S., services de secours, etc. ) d'intervenir efficacement. De plus, ce projet annoncé précédemment m'intéresse et fait partie des mes prérogatives : l'an prochain et en 2013, nous passerons ainsi en revue tous nos villages. Je veux que cela soit terminé avant la fin de notre mandature.
J'avais annoncé sur le bulletin précédent que je vous rencontrerais à nouveau, cette année, lors d' « apéros communaux ». Après réflexions, si je prends en compte plusieurs paramètres comme l'organisation du travail des agriculteurs ou les vacances scolaires, je ne pourrai réunir un maximum de personnes de notre commune. Aussi, ai-je décidé de convier toute la population le vendredi 16 septembre, à partir de 18H30, à l'inauguration de notre salle polyvalente « relookée » en présence d'élus ; un apéritif vous sera offert et nous pourrons échanger. Nous sommes satisfaits du résultat des travaux ; même si les « puristes » ont été choqués par cet agrandissement moderne – ce que je peux comprendre et n'y voyez rien de dépréciatif de ma part dans l'emploi de ce terme « puriste », mais il m'est revenu aux oreilles à plusieurs reprises à la mairie, ce n'est pas mon genre -, nous n'avions plus l'autorisation de laisser la salle en l'état et le S.D.I.S. de Chauray m'avait demandé de mettre la salle « aux normes » ou bien nous étions contraints de la fermer définitivement, ce depuis le 31 mars 2010. Le challenge était de taille, mais ces quatre mois de fermeture ont permis cette réalisation. Et qu'est-ce que quatre mois pour de tels travaux ? Ce n'est vraiment rien.
Concernant le dossier sur la traverse du bourg, le comité de pilotage qui travaille sur le projet depuis plus d'un an et demi a auditionné les différents bureaux d'études qui ont répondu au cahier des charges, le 29 avril. Le bureau retenu travaillera sur le dossier pendant plusieurs mois. Le nom de ce cabinet sera connu après notre prochaine réunion de Conseil Municipal. C'est un projet onéreux, ambitieux car il s'agit de repenser notre commune, du cimetière à la cité Pierre Brune, ce à tous les niveaux ( accessibilité, sécurité, environnement, circulation, voies douces, etc. ). Nous avancerons sur ce projet selon l'estimation des coûts, donc selon les finances de la collectivité au fil des ans. C'est donc un projet qui se réalisera sur plusieurs années. Je me répète : il est ambitieux, visionnaire, mais nous sommes élus pour construire le futur et non pour détruire le passé. St-Léger doit évoluer au même rythme que la société. Nous nous devons de répondre aux besoins spécifiques du monde rural ; nous devons donc être à l'écoute de nos administrés ; l'avenir de nos territoires est « entre nos mains » : nous devons oeuvrer pour le concitoyen.
C'est bien pour cette raison que je me suis battu pour pouvoir faire partie de la C.D.C.I. ( Commission Départementale de la Coopération Intercommunale ) afin d'aider à construire l'organisation territoriale et à protéger notre commune, si vous voyez ce que je veux dire... A ce bulletin, je joins quelques informations émanant du travail effectué au sein de la C.D.C.I. ; je veux que vous soyez informés au plus juste ; si ce projet vous intéresse, je vous invite à venir me rencontrer à la mairie. Sur un dossier comme la réforme des collectivités territoriales, je suis en mesure de vous répondre avec justesse. Il se dit beaucoup de choses de la bouche de certains élus, on peut lire beaucoup d'articles dans la presse, etc., mais je suis au regret de constater que la vérité n'est pas « claire » et qu'un trop grand nombre aurait tendance à jouer d'une certaine influence pour rallier les gens à leur propre cause, ce qui n'est pas honnête. Un jour, il y a quelques mois, un habitant de la commune a prononcé une phrase qui résonnera en moi tant que je serai élu ; il m'a dit ceci : « N'oubliez pas que vous ne serez pour nous qu'un étranger ; que la moindre erreur ne vous sera pas pardonnée... » C'est dur d'entendre cela, mais vous prenez de la distance et vous êtes « recadrés » tout de suite. On pourra me reprocher beaucoup de choses à la fin de mon mandat, mais pas de vous en avoir caché ou d'avoir manqué d'honnêteté avec vous. Je peux paraître abrupte, mais j'aime bien que les choses soient franches, donc vraies. Je n'aime surtout pas que la « pression » m'oblige à aller dans telle ou telle direction.
Je suis au service de ma commune, à votre service, et sachez que j'assume ma tâche avec conviction et fierté. Je ne suis peut-être pas né à St-Léger, mais je ne suis pas l'étranger de passage.
Si je le voulais, je continuerais de vous écrire car j'aime m'adresser à vous en toute sincérité, mais le bulletin appartient à chacun d'entre nous, d'entre vous et je laisse la place à la commission « informations » qui a beaucoup d'articles à vous présenter.
Je souhaite à chacun d'entre vous un très bel été plein de promesses, de bonheurs partagés, de soleil et... de pluie car notre terre a très, très soif, notre végétation souffre... Respectons notre nature ; réduisons nos consommations d'eau et d'électricité, ce sera déjà une belle preuve de prise de conscience, donc de solidarité !
Bien à vous,
Christophe LABROUSSE, maire de la commune |